Olga Zhigmitova en concert
23/08/2010 10:37 par graltan
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Olga Zhigmitova en concert
23/08/2010 10:37 par graltan
Née en 1981, en Sibérie, sur les bords du lac Baïkal, Olga ZHIGMITOVA est une mezzo-soprano de grand avenir.
Après de belles etudes au conservatoire Rimski-Korsakov de Saint-Petersburg, elle fut cantatrice du théâtre d’Etat académique de l’Opéra et Ballet de Oulan-Oudé.(Bouriatie-russie)
En 2008, elle remporta le grand Prix du concours International “Romances Sibérienne” à T omsk, Russie. La meme année, elle est lauréate du concours International Romanciade á Moscou.
En 2009, elle participais au festival Ludwig van Beethoven au Chateau Royal à Varsovie, audition a la master classe de Theresa Berganza.
La meme année, elle est laureate du concours Belvedère a Vienne.
Actuellement, elle travaille à l’Opéra d'état de Vienne sous la direction d’Olivera Miliakovitch.
LES BOURIATES
19/12/2007 19:23 par graltan
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LES BOURIATES
19/12/2007 19:23 par graltan
Le terme Buriyat est mentionné pour la première fois dans des écrits mongols de 1240.
Une migration de peuples eut lieu en Sibérie entre les Xe et XIIe s. C'est à cette époque qu'apparaissent dans notre région, les ancêtres des Bouriates.
Au moment de l'arrivée des Russes, les Bouriates et les Evenques constituaient la majorité de la population.
Beaucoup de tribus nomades peuplaient les rives du Baïkal. Les Bouriates se divisaient en tribus et en clans, lesquels étaient en mauvais termes les uns avec les autres. Les Bouriates s'occupaient principalement d'élevage de bétail. Ils se déplaçaient continuellement d'un campement à un autre, à la recherche de pâturages pour le bétail, de lieux propices à la chasse et la pêche. Ils élevaient des chevaux, des bovins, des chèvres et des brebis. Le cheval représentait la richesse principale de la famille bouriate. Il procurait la viande et le lait, servait de principal moyen de locomotion, et était plus facile à nourrir dans les pâtures tout au long de l'année. Nombre de Bouriates possédaient d'importantes hordes de chevaux.
L'élevage du bétail revêtait avait un aspect primitif. Avant l'arrivée des Russes la fenaison n'était pas pratiquée, on ne prévoyait pas de provisions de fourrage pour l'hiver.
Les Bouriates pratiquaient également l'agriculture. Ils savaient cultiver le millet, l'orge, mais en raison de déplacements incessants ne pouvaient pas cultiver de grands champs. Par endroits, ils réutilisaient les vieux fosses des Kourykans pour irriguer leurs plantations. Mais en somme, leur agriculture restait primitive.
L'époque ancienne :
Peuplée dès le Paléolithique supérieur, la zone du Baïkal fut, au Néolithique, un foyer de riche culture et, dans les derniers siècles avant notre ère, un creuset de mélanges ethnoculturels.
Et c'est sur ses marges méridionales que se concrétisèrent les premiers «Empires des steppes» (malheureusement connus de l'histoire sous leurs seuls noms Chinois) : Hiong-nou depuis la fin du IIIème siècle avant JC (Xiongnu, selon la transcription pinyin), et, plus tard, Sien-pi ou Sien-pei du IIème au IVème siècle (Xianbei en pinyin), Jouan-jouan (Ruanruan), puis T'ou-kiue (Tujüe, ou encore Türk).
À l'époque de l'empire Gengiskhanide (XIIIème siècle), il est avéré que les ancêtres des actuelles tribus Bouriates y résidaient déjà, reconnaissant l'autorité du Grand Khan et s'adonnant à la chasse et à l'élevage nomade. D'ailleurs, le type anthropologique des Bouriates contemporains, tout en appartenant au type centre-asiatique mongoloïde, semble présenter des liens génétiques avec la population locale néolithique, ce qui prouverait une implantation ancienne des Bouriates dans la région.
La colonisation Russe :
Au XVIIème siècle s'amorcent les premiers contacts avec les Russes, lorsque vers 1620-1630 apparaissent les Cosaques partis de leur propre initiative à la découverte de
la Sibérie
; viennent ensuite les commerçants attirés par les fourrures, l'or, l'argent, les pierres précieuses, et les paysans en rupture de servage.
En 1640 et 1660, pour tenir en main le pays Bouriate, les autorités Russes y élèvent des forteresses, à la fois prisons, centres militaires, administratifs et commerciaux ; celle d'Irkoutsk était appelée à jouer un rôle notable.
À l'ouest du Baïkal, en Cisbaïkalie, les colons rencontrent le peuple Bouriate le plus anciennement attesté en Sibérie : les Ekhirit-Bulagat qui, dispersés dans la forêt en petits clans rivaux, mènent une vie de chasseurs nomades, pratiquant subsidiairement l'élevage et la pêche. Assujettis contre leur gré au régime tsariste, les Ekhirit-Bulagat savent s'adapter avec une souplesse surprenante aux tentatives de démantèlement de leur organisation sociale, mentale et économique.
À l'est du Baïkal, dans les vastes steppes de
la Transbaïkalie
, la situation est tout autre : les onze clans Khori, qui y pratiquent le grand élevage nomade, sont arrivés là depuis peu, fuyant l'assujettissement aux Mongols et aux Mandchous qui les menaçaient plus au sud.
Aussi trouvent-ils dans le tsar un protecteur acceptable parce que lointain, et se soumettent-ils volontairement. Et, pour le pouvoir Russe, leur structure politico-sociale bien hiérarchisée et structurée apparaît comme une garantie d'ordre et de solidité face à la menace d'expansion des Mongols Khalkhas, et leurs troupeaux de chevaux un réservoir inépuisable pour la cavalerie tsariste.
L'annexion est, en définitive, sanctionnée juridiquement par les conventions Sino-Russes de Nertchinsk (ou Nercinsk) en 1689 et de Kiakhta (ou Kjakhta en transcription scientifique) en 1727, qui fixent les frontières entre les empires Russe et Chinois.
Dès lors, les indigènes sont soumis par le gouvernement tsariste au paiement d'un tribut en fourrures et en bétail - le yasak - et les paysans Russes entreprennent la mise en culture du pays, où ils édifient des petites villes et des villages. Au XVIIIème et au XIXème siècle, sous l'influence contraignante de la colonisation, le mode de vie des indigènes se transforme peu à peu, plus fortement à l'ouest du Baïkal (région d'Irkutsk) qu'à l'est (future république autonome des Bouriates) : sédentarisation progressive, pratique de l'agriculture, développement d'une économie marchande et naissance de nouveaux besoins en objets artisanaux et en biens importés.
L'expropriation des nomades dépossédés des meilleures terres, et les essais de conversion à l'orthodoxie furent des causes de mécontentement et favorisèrent la prise de conscience d'une unité ethnique, surtout à l'est où le lamaïsme (bouddhisme venu du Tibet) cimenta le nationalisme naissant chez les Khori, alors que dans l'ouest du pays, chez les Ekhirit-Bulagat, le vieux fonds chamaniste était plus apte à se modeler sur la russification sans se laisser vraiment entamer.
Une intelligentsia autochtone très brillante, stimulée par les exilés politiques du régime tsariste et formée à Irkutsk, Tchita (ou Cita), Kazan et Saint-Pétersbourg, aida à la création d'un sentiment politique non seulement en Bouriatie, mais aussi chez ses voisins, les Khalkhas de Mongolie Extérieure (future république populaire de Mongolie).
La répartition actuelle :
En 1979, on a recensé, en U.R.S.S., 353 000 Bouriates, soit 0,13 % de la population soviétique totale (alors que, en 1965, on comptait 253 000 Bouriates, formant 0,2 % de la population globale, ce qui montre que l'augmentation de la population Bouriate en chiffre absolu restait inférieure à la croissance globale) ; ils étaient installés principalement dans
la R.S
.S.A. des Bouriates (207 000) et dans des régions proches : les districts nationaux Bouriates d'Ust'-Orda (Ust'-Ordynskij okrug, 45 000), dans la province d'Irkutsk, et d'Aga (Aginskij okrug, 36 000) dans la province de Cita. En outre, on trouve de petits groupes de peuplement Bouriate dans le nord de la république populaire de Mongolie, vers la frontière Russe (29 800 en 1979) ; et en Mandchourie (ou Hei-long-kiang [Heilongjiang]), dans la république populaire de Chine, sous le nom de Barga ou Bargu.
CONTACTS - COTISATION 2010
18/12/2007 23:38 par graltan
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BOUDDHISME ET CHAMANISME
16/12/2007 00:52 par graltan
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BOUDDHISME ET CHAMANISME
16/12/2007 00:52 par graltan
Le Bouddhisme en Bouriatie
Le bouddhisme, bien que visible dans le paysage mongol depuis l’époque turque
(de 551 à 744 après JC), ne devient religion d’Etat qu’en 1260 sous le règne de Kubilai Khan, et ne concerne alors que les sphères aristocratiques du pays.
Il faudra attendre Altan Khan et les années 1570 pour parler d’une réelle présence et d’un véritable impact de cette religion, appuyée par une politique de prosélytisme intense, de larges vagues de conversion et une véritable chasse aux sorcières des chamanes et de leurs lieux de culte.
En 1578, Altan rencontre Sonam Gyatso, chef spirituel du Tibet avec qui il est en guerre ; ce hiérarque et moine bouddhiste le convertit, et se voit décerner par le khan le titre de 3e Dalaï Lama, ou Océan de Sagesse. Ces deux précédents maîtres le seront à titre posthume.
Commence ici une grande histoire d’amour…
En effet, le 4e Dalaï Lama sera mongol et, à l’exception des deux premiers, l’entière lignée des Bogdo Gegeen sera tibétaine. Aujourd’hui encore, on mesure cet attachement profond entre les deux Nations : le Dalaï Lama est venu ici pas moins de quatre fois au cours de ces dix dernières années, et il est plus que surprenant de voir l’accueil qui lui a été à chaque fois réservé.
De plus, la communauté tibétaine se mobilise pour pallier à l’actuel problème de relance de la religion en Mongolie : suite aux soixante-dix années de régime communiste, la majeure partie des lamas de moyen et haut rang a été purgés ; peu ou proue sont par suite compétents et un tant soit peu capables de lire les textes tibétains. Des peuples comme le Tibet, le Népal, l’Inde ou d’autres pays occidentaux mettent en place des échanges entre lamas et professeurs de théologie.
Bien que partageant la même secte des Bonnets Jaunes, la Mongolie n’en a pas moins son propre guide en la personne du Bogdo Gegeen, et ce depuis 1635. Zanabazar sera le premier des 8 chefs spirituels et politiques du pays. A la mort du 8e, Bogd Khan, en 1924, le régime soviétique interdit toute réincarnation. Que nenni : un 9e Bogdo Gegeen fut secrètement découvert et trouva refuge au Tibet dans les années 60. Il habite actuellement à Dharamsala, proche de l’actuel Dalaï Lama, après une courte visite en Mongolie en 1999.
Autant qu'une Terre de Chamanes
Le chamanisme, spiritualité des Anciens, des peuples restés à l’écoute de la Terre…
Le Chamane est l’intermédiaire entre le Monde des Esprits et le Monde des Hommes ; il est le lien entre les deux. Intercesseur, guérisseur, devin, même magicien par bien des aspects. Chaque chose qui nous entoure est dotée d’un esprit : esprit de la montagne, esprit du fleuve, esprit d’un lieu. Ils peuvent être Bien ou Mal, avoir de bonnes comme de mauvaises intentions à notre égard.
Le Chamane, au cours de ses transes, dialogue avec eux. Sans la moindre substance hallucinogène, au rythme d’un tambour et d’une guimbarde, il passe d’un Monde à l’Autre, voit ce qui est invisible et indicible, porte les requêtes des hommes auprès de ceux à qui elles s’adressent.
Le Chamane fait la pluie ou le beau temps, le jour ou la nuit, parle avec les Morts et les Esprits, voit l’avenir, profère malédictions ou bénédictions, guérit les maux. Il est craint, respecté, mais souvent peu aimé. On y croit encore, malgré le temps qui passe.
Mais le chamanisme n’est pas seulement résumable aux chamanes en ces terres. C’est aussi cet art de vivre propre aux Mongols, ces rites qui persévèrent, ces symboliques dans chaque geste et de chaque espace.
Respecter le feu, ne pas souiller l’eau et l’utiliser avec parcimonie, rendre hommage aux ovoos, ces cairns chamaniques trônant à la croisée des chemins, en y ajoutant sa pierre après en avoir fait trois fois le tour. Passé, Présent, Avenir. Et on ajoute à cet amas de pierres ou de branchages chargé de khadags, comme une trace éphémère de notre passage face à l’écoulement du Temps. Du bon usage de sa main droite, on donne comme l’on reçoit. On oriente la porte de sa yourte vers le sud, toujours, par là où viennent le soleil et les amis.
Autant de petits riens qui font toute l’Âme d’un Peuple.
LA BOURIATIE
15/12/2007 23:56 par graltan
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LA BOURIATIE
15/12/2007 23:56 par graltan
Carte d’identité
§Nom officiel :République de Bouriatie
§Capitale :Oulan-Oudé
§Superficie :351 300 km²
§
§Population :1.100.000habitants
(•450 000 à Oulan-Oudé)
§Densité :3 habitants au km²
§Langues officielles :Bouriate et russe
§Composition ethnique :Russes (65%), Bouriates (30%),
• Evenks, Soyots, etc.
§Religions :Bouddhisme, orthodoxie,
• christianisme, chamanisme
§Régime politique :Parlementaire
•
Pays de steppes, de taïga et de montagnes élevées,
la Bouriatie offre une très grande variété de paysages dominés par l’immense lac Baïkal, « la perle de Sibérie » si chère au cœur et à l’âme des Bouriates.
Crée dans les années 1920 par Staline,
la République de Bouriatie rassemble sur son territoire une grande variété de peuples, des peuples autochtones comme les Bouriates qui représentent environ 25% de la population actuelle et des peuples colonisateurs ou exilés comme les Russes, Ukrainiens, Polonais, juifs, allemands.
Autrefois les Bouriates vivaient en tribus dont la majorité des membres étaient parents. À la tête de chacune d’elles se tenait un prince dont le pouvoir se transmettait héréditairement. La terre était à la disposition de tous, mais le bétail relevait de la propriété privée. Peu à peu, un groupe de princes dirigeants, constitués de riches possédants, émergea et prit l’ascendant sur des princes subalternes, eux-mêmes exploitant les populations les plus pauvres. Il en résulta que, vers le XVIIe siècle, les Bouriates évoluèrent d'un système Communautarisme identitaire au régime féodaliste.
Au XVIIe siècle, un ambassadeur russe, Starkoff, rapporta du thé à la cour du tsar et ainsi débuta le commerce de thé entre
la Russie et
la Chine. Il devint vite la boisson la plus populaire des Russes et fut acheminé la voie commerciale des caravanes entrée dans l'histoire sous le nom de : « Grande Route du thé ». Le thé était transporté à Irkoutsk, devenu le carrefour des voies marchandes entre l’Europe et l’Asie, à travers le territoire bouriate et le lac Baïkal. Généralement la caravane voyageait pendant plus d'un an. D’Irkoutsk, le thé était expédié aux foires de Tobolsk, de Tioumen, de Nijni-Novgorod et de bien d'autres villes avant d’être finalement distribué à travers toute
la Russie. La longueur totale de la route du thé représentait 9 à 10 000 kilomètres et par son chiffre d'affaires elle occupait la deuxième place, directement derrière la route de la soie.
Malgré les persécutions à l’époque stalinienne, les Bouriates ont gardé leur religion Bouddhiste et on peut y admirer plusieurs temples bouddhistes ou Datsans. Mais une « religion » beaucoup plus ancienne, le chamanisme, vient mêler ses rites et traditions aux rites bouddhistes. Religion ou pratiques magiques, le chamanisme est pratiqué par l’immense majorité des Bouriates qui viennent consulter leur chaman pour résoudre leurs problèmes de santé ou de la vie quotidienne.
Bouddhisme, Chamanisme, le peuple Bouriate garde ses traditions, les traits qui fondent sa personnalité, son originalité comme la langue Bouriate qui continue à être vivante !
LEGENDES DU BAIKAL
15/12/2007 14:49 par graltan
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LEGENDES DU BAIKAL
15/12/2007 14:49 par graltan
Il existe beaucoup de légendes sur les origines des Bouriates.
L'une d'elles raconte que les anciens Bouriates, tirent leurs origines du mariage de leur aïeul Khoréodoy Merguéna, chasseur bogatyr, avec une des filles du Ciel d’azur. Pour descendre sur terre, leurs neuf filles se métamorphosèrent chacune en un cygne blanc.
Le Cygne est considéré comme l’ancêtre et l’oiseau sacré des Khory-Bouriates.
C'était il y a très longtemps, un jeune chasseur Khoréodoi-Merguène habitait dans une grotte au bord du lac sacré. C'était un homme très beau, très fort et très habile. Une fois il partit chasser à l'aube ; Il marchait le long du Baikal en recherchant une proie et soudain il entendit un bruit d’ailes et puis des voix d’oiseaux. Il se cacha très vite et se mit à attendre. Très vite notre héros vit neuf cygnes blancs descendre sur la terre. Alors que Khorédoi-Merguène préparait son arc pour tirer, les cygnes se mirent à jeter leurs plumes et se transformèrent en jolies jeunes filles.
Et elles se jetèrent dans l’eau transparente du lac sacré, jouant entre elles. Khoréodoi-Merguène s’approcha, vit leurs habits et en prit un, puis se cacha immédiatement.
Une fois la baignade terminée les filles sortirent de l'eau, s’habillèrent et s’envolèrent, sauf une qui ne trouva pas sa robe de cygne ! Elle se mit à implorer les Dieux de lui rendre ses habits. Le jeune chasseur sortit de sa cachette, s'approcha de la jeune fille et lui proposa de l'épouser. La belle jeune fille se tourna vers le vieux et sage Baikal et lui demanda conseil. Celui ci lui fit comprendre que c’était l’amour qui venait à sa rencontre, aussi la fille du ciel d'azur donna son accord.
Ils vécurent longtemps heureux sur les bords du Baikal. Elle donna à son mari onze fils magnifiques qui sont devenus les aïeux des onze races bouriates.
Mais les enfants grandirent et notre belle comença à avoir le mal de son pays, le Ciel. Et un jour elle demanda à son mari de lui apporter ses habits de Cygne. Le vieux Khoréodoi lui apporta sa robe, elle la lava dans l'eau des neuf sources sacrées, l'enfuma avec les neuf herbes sacrées, puis elle mit sa robe et s'envola par l'ouverture supérieure de la yourte. Elle fit trois cercles autour de son village en bénissant sa famile, leur souhaitant une vie longue et heureuse, et que leurs descendnts forment le peuple bouriate.
Depuis ce temps les Bouriates se considèrent comme les descendant de la fille du Ciel d'azur, le Cygne Blanc. Tous les anciens chants et toutes les danses glorifient ce cygne blanc, le chantent, l’exaltent.
Chaque printemps les Bouriates organisent une prière – TAYLAGAN au nom de leur Mère-Sacrée,
La Cygne Blanc.
LE LAC BAIKAL : LA MER SACREE DES BOURIATES
30/11/2007 03:01 par graltan
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LE LAC BAIKAL : LA MER SACREE DES BOURIATES
30/11/2007 03:01 par graltan
Situé dans le sud de
la Sibérie , en Russie orientale, le lac Baïkal, est une mer d'eau douce sacrée pour ses premiers habitants, les Bouriates d'origine mongole, représente la plus grande réserve d'eau douce liquide en Asie (23 000 km3).
Sa transparence est unique et la visibilité parfaite jusqu'à 40 mètres de profondeur. Pour le microclimat qu'il génère dans cette région froide, on le surnomme "Perle de Sibérie".
Orienté du SSO au NNE, il s'étend sur une longueur de 636 km (La distance Paris-Marseille), avec une largeur moyenne de 48 km et une superficie
de 31 500 km².
Enserré par les Monts Iablonovy et Bargouzines à l'est et les monts Baïkal à l'ouest, il se trouve à une altitude de 455 mètres.
Il reçoit l'apport de 365 rivières — dont
la Selenga issue de Mongolie — et se déverse dans l'Ienisseï par l'intermédiaire de l'Angara, seule rivière qui quitte le Baïkal à son extrémité sud-ouest,(On la nomme donc la Fille du Baïkal) où se trouve la principale ville de la région, Irkoutsk tandis que Oulan-Oude est la capitale de la république de Bouriatie.
Il possède une grande île de 730 km², Olkhon, et une presqu'ile, Svjatoj Nos, littéralement le Saint-Nez .
C'est le lac le plus vieux (vingt-cinq millions d'années) et le plus profond du monde, 1 637 m au maximum reposant sur 7 000 mètres de sédiments et son volume 23 000 km³ represente environ 260 fois celui du Léman.
Il représente 20 % du volume mondial d'eau douce contenue dans les lacs et les rivières Sa taille fait qu'il est soumis à un système de vagues parfois importantes (jusqu'à 6 m) et qu'il est parcouru par des courants réguliers.
L'épaisseur de glace varie suivant les hivers entre 50 et 100 cm permettant aux hommes et aux véhicules de se déplacer sur cette immense patinoire.
Inscrits par l'Unesco en 1996 au patrimoine de l'humanité pour sa richesse écologique, ces Galápagos de
la Russie ont produit une des faunes d'eau douce les plus riches et originales de la planète, qui présente une valeur exceptionnelle pour la science de l'évolution.
Le phoque de Sibérie ou nerpa en est le représentant le plus connu. Principale activité hivernale, la pêche se pratique après avoir foré un trou dans la glace. Les eaux du lac, fortement oxygénées, sont riches. On y recense 1 550 espèces animales. L'omoul est très prisé pour sa chair savoureuse et l'esturgeon pour son caviar. Plus étonnant est le coméphore : cet étrange poisson des profondeurs explose s'il remonte trop vers la surface en laissant une tache de graisse.
GRALTAN : L'Association Européenne de la Culture Bouriate
06/09/2007 16:12 par graltan
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GRALTAN : L'Association Européenne de la Culture Bouriate
06/09/2007 16:12 par graltan
Notre association, créée en Avril 2003, à bientôt sept ans !
Elle a pour but de réunir tous les Bouriates qui vivent actuellement en France et en Europe.
Nous sommes les représentants des 400 000 Bouriates dans le monde.
Notre peuple, souvent appelé« petit peuple » est un des peuples autochtones de Sibérie, avec sa langue et sa culture, qui vit là bas, très loin en Russie, au bord du lac Baïkal, la mer sacrée des Bouriates.
Notre association pour but de faire connaître à nos amis Européens notre culture, les mœurs et traditions de notre peuple.
Ceci se fait à travers nos différentes activités :
Septembre 2002 -Festival de
la Culture Bouriate au théâtre de Malakoff.
Novembre 2003 -: Les peuples autochtones de Sibérie, au théâtre Raspail à Paris. (En collaboration avec
la Sté Littéraire de
La Poste )
Novembre 2004 -Festival de
la Culture Bouriate , au centre Culturel de
la Russie , à Paris.
Octobre 2006 – Présentation à la presse et à la télévision de Bouriatie (Oulan-Oudé) ainsi qu’à Irkoutsk, de notre Association GRALTAN, à l’occasion de la parution de notre livre : Un Bouriate dans le cinéma européen : Valery INKIJINOFF.
Décembre 2006 - Festival des Artistes de Bouriatie, le groupe « Namgar » au Studio- Raspail, puis au Centre Indien « Mandapa » , et enfin salle “cinéma” de l'UNESCO .